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Avatar de Giulia

Je crois comprendre ce que vous pointez, le fait que la transgression ne gagne en profondeur que lorsqu’elle cesse d’être pensée comme telle, lorsqu’on s’y abandonne au point d’oublier jusqu’à l’idée même de règle.

Ce qui est vertigineux, ce n’est peut-être pas tant l’oubli de la norme que la qualité de ce qui prend alors le relais. Quand plus rien ne fait socle, l’exploration peut perdre sa justesse, et l’élan ne suffit pas toujours à faire cap.

La liberté ne serait donc pas l’effacement des repères, mais leur métamorphose. Une traversée portée par une boussole intérieure, vivante, lucide et sensible, qui se façonne au contact du réel, dans l’expérience même, et se reconnaît à ce qu’elle préserve en soi et chez l’autre. Non pas contre la norme, mais au-delà d’elle, vers une manière d’être au monde plus vivante.

Avatar de Maquisart

Je ne pense pas que ce soit "arrogant" de dire que la transgression soit une attitude adolescente; je dirais que c'est plutôt *dérangeant* pour une certaine intelligentsia qui a érigé la transgression comme le critère d'excellence numéro un dans à peu près tous les domaines. Et oui, à force de tout "transgresser" partout, on se surprend (mais pour ça faut-il encore avoir le courage de se l'avouer) à enfoncer des portes ouvertes. Il n'y a rien de plus académique et convenu aujourd'hui que de sciemment "transgresser pour transgresser".

Merci pour ce petit article.

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